CETA : FoodWatch et la Fondation Nicolas Hulot dénoncent le coup de force de la Commission européenne

Publié le lundi 11 juillet 2016 à 18h07

L’ONG FoodWatch et la Fondation Nicolas Hulot haussent le ton. Leur cible ? La Commission européenne, qui souhaite que le CETA, le traité de libre-échange entre l’UE et la Canada, soit considéré comme mixte. C’est-à-dire qu’il relève à la fois de la Commission européenne et des États membres. Un statut qui permettrait sa mise en application dès son adoption au niveau européen, sans attendre la ratification des parlements nationaux. C’est ce "cheval de Troie" que redoutent depuis longtemps les opposants à ce traité. Une crainte qui s’étend également au TAFTA, l'accord de libre-échange en cours de négociations entre les États-Unis et l’Union européenne.

FoodWatch et la Fondation Nicolas Hulot appellent le gouvernement à refuser l’entrée en vigueur provisoire du CETA. Une demande d’autant plus pressante que les deux ONG ont eu accès à des documents transmis par Mathias Fekl, secrétaire d’État au Commerce extérieur, à un grand nombre de députés. Elles dénoncent les mensonges du gouvernement, notamment sur le fait qu’aucune "norme sociale ou environnementale n’est ou ne sera remise en cause du fait du CETA". Elles estiment que rien, dans le texte, ne le garantit à ce jour.

Antonin Amado