30% des sites classés au Patrimoine mondial menacés par des activités illégales

Publié le mardi 18 avril 2017 à 09h56

Près du tiers des sites naturels et mixtes du Patrimoine mondial de l’UNESCO subissent le braconnage, l’exploitation forestière illégale ou encore la pêche illégale.

C’est la conclusion d’un nouveau rapport publié ce mardi 18 avril par le WWF.   Malgré les protections dont bénéficient ces sites, "leur valeur universelle exceptionnelle" en font des cibles privilégiées. De fait, plus d’un tiers des derniers tigres sauvages y sont recensés. 31% de tous les éléphants d’Afrique sont également présents dans le delta de l’Okavango au Botswana, classé à l’UNESCO.  

"Le prélèvement illégal qui se poursuit dans les sites du Patrimoine mondial pourrait se solder par l’extinction pure et simple d’espèce", prévient le WWF qui souligne les effets sur les communautés locales dont les moyens de subsistances dépendent de la préservation de ces sites. Plus de 90% de ces sites fournissent du travail grâce au tourisme.

"Les gouvernements doivent redoubler d’efforts pour contrôler le commerce illégal des espèces sauvages avant qu’il ne soit trop tard", alerte Marco Lambertini, directeur général du WWF, "cela passe par le renforcement de la collaboration entre la CITES*, la Convention du patrimoine mondial et les pouvoirs publics pour mener ensemble une étude sur toute la chaîne de fonctionnement de ce commerce – depuis le prélèvement illégal des espèces dans leur habitat naturel jusqu’aux ventes sur le marché – et y mettre un terme".  

 

*CITES : Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction 

Marina Fabre