Publié le 07 décembre 2017

ENVIRONNEMENT

Que vont devenir les 20 000 anciens Vélib' ?

Ce sont plus de 1 200 mini-chantiers qui vont encombrer les rues de Paris d'ici la fin du mois de mars. Plus de 600 stations Vélib' qui seront entièrement démontées d’ici la fin de l'année pour faire place aux nouvelles versions du vélo devenu emblématique de la capitale. La fin d'une ère. Les bornes et cycles encore en bon état seront envoyés dans d’autres villes à travers le monde, les autres seront réutilisés comme pièces détachés ou recyclés.


Vous l’avez déjà sûrement remarqué si vous êtes Franciliens, les anciennes stations Vélib’ disparaissent petit à petit. La moitié des quelques 1 200 bornes vont être démontées d’ici la fin du mois de décembre et la totalité le sera d’ici mars prochain. De même, les 20 000 vélos en libre-service vont petit à petit quitter le bitume parisien, après dix ans de bons et loyaux services.

JCDecaux a perdu la bataille qui l’opposait à Smoovengo et doit désormais céder sa place. Avant cela, il a à sa charge l’avenir de ces centaines de bornes et milliers de vélos. Le concessionnaire assure ainsi que l’ensemble du matériel aura droit à une seconde vie ou bien sera recyclé.

Critères de réemploi dans les appels d’offre

Les bornes et vélos en bon état et facilement réparables se retrouveront sur le "Store", une plateforme interne lancée en 2014, accessible à tous les pays dans lesquels JCDecaux est présent à travers le monde pour répondre à des appels d’offres ou à des besoins en maintenance. En 2016, 340 transactions ont eu lieu sur le "Store".

"Les critères de réemploi apparaissent de plus en plus dans les appels d’offres, c’est une tendance qui s'inscrit à la hausse, explique Carole Brozyna Diagne, directrice Développement durable et qualité du groupe. Nous sommes ainsi en mesure d’avoir des mobiliers qui auront deux vies voire plus, tout en offrant la même qualité de service." Pour les plus solides, nos anciens Vélib’ reconditionnés pourraient ainsi se retrouver à Brisbane, à Dublin ou encore à Bruxelles. Car si JCDecaux a perdu le marché parisien, il gère encore les vélos partagés de 88 villes dans 13 pays d’Europe et d’Asie.

Écoconception

Pour le matériel trop endommagé, le leader du vélo en libre-service s’appuie notamment sur un Esat (Etablissements et Services d'Aide par le Travail) de l’Oise qui emploie des travailleurs handicapés. Les différents éléments y sont séparés pour être recyclés – acier, plastique, aluminium… – ou utilisés comme pièces détachées et réintégrés dans la chaîne de production.

"Dès la phase de conception, nous menons une réflexion sur l’écoconception de nos produits. 140 ingénieurs travaillent ainsi sur la recyclabilité et la séparabilité des matériaux, sans quoi nous ne pourrions pas valoriser les matériaux en fin de vie. C’est un cercle vertueux que nous voulons instaurer" explique Carole Brozyna Diagne.      

Après une longue période d'incertitudes, le sort des 267 collaborateurs chargés d'exploiter le vélo en libre-service dans la région parisienne a finalement été réglé mercredi 6 décembre. Un accord unanime a été trouvé permettant le reclassement de tous les volontaires dans des conditions salariales et avec des avantages sociaux équivalents.  

Concepcion Alvarez @conce1


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