Publié le 01 décembre 2017

ENVIRONNEMENT

Vison, lapin, phoque… Une espèce de mammifères sur trois menacée en France

Sur les 125 espèces de mammifères terrestres et marins recensées en France, 41 sont menacées de disparation. Au rang des plus en danger, on retrouve le vison d’Europe, le lapin de Garenne, ou encore la Chauve-souris. En cause, l’agriculture intensive qui détruit les habitats et affecte les populations d’insectes.

En France, le vison d'Europe est en danger critique avec moins de 250 individus.
stephanmorris

Huit ans après le premier état des lieux, la liste rouge des espèces menacées a été mise à jour par l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Museum d’histoire naturelle. Et le bilan est catastrophique. En 2009, une espèce de mammifères sur quatre était en danger, nous en sommes désormais à une sur trois.

33 % des espèces terrestres et 32 % des espèces marines sont en danger, contre respectivement 23 % et 25 % en 2009. "Après une analyse de la situation de chacune des 125 espèces, les résultats montrent que 17 espèces sont menacées et 24 autres quasi menacées", indiquent les auteurs. 

"Avec une population désormais estimée sous la barre des 250 animaux, le vison d'Europe est en danger critique", annonce l’étude. La destruction des zones humides et la concurrence avec le vison d'Amérique sont les principaux facteurs responsables de ce déclin. L'espèce est également victime des voitures et d'empoisonnements.

Pollution chimique et sonore

Parmi les autres espèces en danger, l’UICN cite le putois d'Europe ou le lapin de Garenne, les musaraignes ou les chauves-souris. Tous souffrent de l’intensification des pratiques agricoles qui détruisent les habitats naturels et de l’usage d’insecticides qui affectent la chaîne alimentaires des insectivores.

Pour ce qui est des grands mammifères, l’Union alerte sur les "effectifs réduits" d’ours, de loups et de lynxs, même si dans le cas des deux premiers animaux, les populations sont en augmentation. Pour ce qui est des mammifères marins, ils sont confrontés aux pollutions chimiques et sonores, ainsi qu’à certaines pratiques de pêche. L’étude cite les cachalots et les phoques mais précise qu’il y a un manque de données pour un tiers des espèces de cétacés.

Malgré ce tableau extrêmement sombre, l’UICN souligne quelques points positifs avec des espèces qui sont sorties de la zone rouge ou qui sont en passe de le faire : la loutre, le bouquetin des Alpes, le bouquetin ibérique… Ces résultats sont à mettre au crédit "d’une action efficace des pouvoirs publics et des associations de protection de la nature", explique l’étude.

Ludovic Dupin, @LudovicDupin


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